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Auteur/autrice : katia

Galerie zellige

Fabrication de zellige

exemples de fabrication de zellige pour cuisine, douche, fontaine, salle de bains, et hammam marocains, etc. Reproduction des motifs d’alicatado de l’Alhambra de Grenade.

Carreaux Renaissance

Fabrication de carreaux Renaissance

Exemples de carreaux Renaissance hispaniques ou de majolique italienne.

Carreaux de Delft

Fabrication de carreaux de Delft

Exemples de réalisations de carreaux de Delft et de panneaux de céramique hollandais

Exposition de carreaux artisanaux

De très nombreux exemples de notre production sont visibles à notre salle d'exposition, à Paris dans le quartier de Montparnasse.

Vous y verrez des carreaux de Delft, des azulejos, des carreaux du Moyen-âge et de la Renaissance, des carreaux d'Iznik ou de Desvres, des terres cuites, des panneaux d'azulejos, du zellige, mais aussi des objets : tulipières, vases Médicis, pots d'apothicaires, assiettes, plats, etc.

Nous avons rassemblé des milliers d'images de carreaux anciens et d'objets en céramique. Notre fonds d'archives peut être consulté à la salle d'exposition.

Il ne s'agit pas d'une boutique ; il est indispensable de nous contacter pour prendre rendez-vous !

Technique faïence

1_tour_potier_argileL'atelier emploie les mêmes techniques artisanales et les mêmes matériaux qu'à la Renaissance.
L'argile est préparée et pétrie à la main ; chaque carreau est fabriqué en écrasant l'argile à la paume de la main dans un moule (« estampage » à la main). Les objets sont fabriqués soit au tour à pied (voir photo) soit à l'aide de moules en plâtre. Selon l'épaisseur de l'argile, carreaux et objets doivent sécher une à trois semaines avant leur première cuisson. Après cette première cuisson (« dégourdi »), les biscuits sont prêts à être recouverts d’émail. Les carreaux sont nappés d'émail à la main (voir photo) ; les objets sont en général plongés dans un bain d'émail. Ou parfois émaillés par vaporisation.

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poncif pour peindre un panneau d'azulejos portugaisPour réaliser les décors, nous utilisons la technique séculaire du « poncif » (voir photos). Il s'agit d'une vaste feuille de papier - en général du papier calque- sur laquelle est dessiné le décor à réaliser, à la taille du panneau de céramique souhaité. Le poncif peut mesurer plusieurs mètres ! Les contours des éléments du décor sont percés de petits trous avec une épingle. Le poncif ainsi obtenu est placé sur les carreaux fraîchement émaillés, et est recouvert d'une très fine poussière de charbon (« ponce ») qui passe par les trous et laisse une fine marque en pointillé sur l'émail humide.

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émaillage d'un carreau de céramique cuit

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poncif pour peindre un carreau de faïence déjà émaillé

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Les décors sont peints à la main sur un émail encore humide. Fond émaillé et décors (« émaux ») peints à la main sont cuits ensemble. Cette seconde cuisson dure environ 12 heures et atteint 1.000 °C, température de vitrification de l'émail. Les pigments sont emprisonnés dans l'émail ; le décor est donc très résistant. C'est ce que l'on nomme des décors de « faïence de grand feu ». Les couleurs (« émaux ») sont le résultat de la cuisson d'oxydes peinture d'un carreau de faience au pinceaucolorants naturels. Ils sont posés au pinceau sur un émail humide (voir photos) qui les absorbe immédiatement. Toute correction est donc impossible. La faïence de « petit feu », quant à elle, est une technique plus récente, née au XVIIIe siècle. Cela consiste à cuire d'abord l'émail de fond, toujours à 1.000 °C, puis à peindre le décor. Le carreau ou la pièce sont alors cuits une troisième fois pour fixer le décor, à environ 800° C. Ce dernier, est moins résistant car en surface.

Les couleurs de grand feu sont au nombre de 5 (« palette de grand feu ») : le cobalt pour le bleu, le cuivre pour le vert, l'antimoine pour le jaune, le fer pour l'ocre rouge, et le manganèse pour le brun rouge. L'utilisation de ces oxydes naturels, souvent instables à la cuisson, nous permet d'obtenir des couleurs nuancées conformes à celles des pièces originales.

La main de l'homme et le feu laissent leurs empreintes imprévues à chaque étape de ce long processus : chaque carreau de faïence, chaque céramique est réellement unique.

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azulejos portugais peint à la main en bleu de cobalt

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Carreaux médiévaux

Fabrication de carreaux du Moyen-Age sur commande

GALERIE d’images : exemples de nos carreaux médiévaux

L’atelier Almaviva fabrique sur mesure des carreaux médiévaux : pavements et cabochons cisterciens, navettes émaillées, socarrats espagnols, etc.
Nos carreaux sont fabriqués à la main dans le respect des techniques artisanales traditionnelles ; de ce fait, ils ont l’air de carrelages anciens.

Le pavement médiéval : l’origine du carrelage

C’est au Moyen-Age qu’apparaît le carrelage de terre cuite, pour couvrir les sols des églises romanes. D’abord recoupés pour être assemblés en mosaïques, ces carreaux de pavement sont dès le XIIe siècle simplement recouverts d’une glaçure transparente au plomb, de couleur jaune, brun-rouge, vert clair ou vert foncé. Les décors des carreaux médiévaux apparaissent au XIIIe siècle, et sont de 2 types.

pavement_terre-cuite

Mise au point par les moines cisterciens, la technique du décor incrusté ou décor à engobe va être très utilisée dans le nord de l’Europe, et principalement en France et en Angleterre. On presse sur la terre crue de couleur une matrice en bois sur laquelle est sculpté un motif. L’empreinte ainsi laissée en creux est remplie d’argile blanche diluée. Une fois la terre sèche, sa surface est arasée pour que le motif ressorte bien net, en révélant le contraste de couleur entre le décor et le fond du carreau, puis le carreau est recouvert d’une glaçure transparente à base de plomb.
carreau_medieval
Les ordres religieux, plutôt austères, imposent pendant un temps les figures géométriques pour les sols qui vont être foulés aux pieds. Mais la demande devient toujours plus exigeante et les dessins évoluent à partir du XIIIe siècle pour représenter des images d’anges ou de saints, des fleurs de lys, des blasons, des figures d’animaux stylisés, des monstres et des grotesques, des scènes de la vie populaire.
Avec la mode venant d’Espagne et des pays orientaux, les carreaux ne décorent plus seulement les sols mais aussi les murs. La robustesse du décor n’étant plus alors nécessaire, la technique de l’incrustation a dans ce cas été remplacée par un décor simplement peint avec un engobe blanc sous une glaçure transparente..
carreaux_palais_pape
Dans le sud de l’Europe, en Italie et en Espagne, vers la fin du Moyen-Age, la technique de décor est différente. Les carreaux sont recouverts d’un émail stannifère blanc opaque sur lequel est directement peint le décor : végétaux, rosettes, animaux, ou visages humains annonçant les prémices de la Renaissance. Ces carreaux bleu et blanc sont produits en grand nombre au XVe dans 2 villages à côté de Valence en Espagne : Manises et Paterna.
S’utilisant en pavements, mais également en carreaux de revêtement, les carreaux émaillés et décorés sont souvent alternés avec des carreaux unis : le Palais des Papes à Avignon fournit un bel exemple de ce type de carrelage médiéval. Apparaissent également les navettes, carreaux hexagonaux combinés avec des carrés pour former des octogones.
azulejos-socarrat
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Majolique

Fabrication artisanale de carreaux de majolique sur commande

GALERIE d’images : exemples de nos carreaux de majolique

L’atelier Almaviva fabrique sur mesure des rééditions de carreaux émaillés de la Renaissance.
Nos carreaux sont peints à la main en utilisant les techniques traditionnelles de la majolique. Chaque carreau est donc unique.
Nous travaillons parfois dans le cadre de chantier de restauration ; nous savons reproduire les mêmes imperfections que les carreaux anciens.
Au fil de plus de 20 années d’activité, notre atelier a constitué des archives avec des centaines d’images de majoliques qui peuvent servir de source d’inspiration à de nouveaux projets.
Notre salle d’exposition est dans le centre de Paris, dans le quartier de Montparnasse.

La Renaissance italienne : une révolution technique et artistique

En Italie, au XVe siècle, la famille florentine Della Robbia met au point un émail robuste à base d’étain sur lequel on peut peindre. Cette technique, d’abord utilisée pour protéger les sculptures en terre cuite, a servi pour décorer sol et plafond du studiolo du palais de Pierre 1er de Médicis à Florence. A partir de cet illustre exemple, la technique de la faïence émaillée a très vite été appropriée par les céramistes italiens qui l’ont employée largement pour décorer de couleurs vives les palais et les églises, comme à Florence, Venise (église San Sebastiano), Bologne, ou Sienne (palazzo Petrucci).
Des carreaux majolique provenant d'Anvers
A cette époque, effectivement, l’Italie est en plein essor artistique (« la Renaissance »), et les décors de majolique, peints dans une riche polychromie, deviennent très perfectionnés, aussi complexes que des tableaux. Les décors de « grotesques » vont être popularisés grâce à Raphaël, notamment dans sa région natale (Urbino et Casteldurante).
Carreaux de majolique de Nevers
De l’Italie, cet art va rayonner en Europe avec l’installation, vers 1500, de potiers italiens à Séville, en Espagne, et à Anvers, en Flandre. En France, le premier peintre faïencier sera Masséot Abaquesne, installé à Rouen. Deux grands seigneurs lui commandent vers 1550 des pavements de majolique pour le château d’Ecouen et celui de la Bâtie d’Urfé. Le premier est toujours en place (Musée National de la Renaissance), le second est en partie exposé au Louvre.
Pavement majolique
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Delft

Fabrication de carreaux de Delft sur commande

GALERIE d’images : exemples de nos carreaux de Delft

L’atelier Almaviva est spécialiste de la réédition de carreaux de Delft.
Nos carreaux sont peints à la main avec les mêmes techniques artisanales qu’autrefois, ce qui leur donne le même aspect que le carrelage hollandais traditionnel.
Nous travaillons parfois dans le cadre de chantier de restauration car nous savons produire des carreaux hollandais qui ont les mêmes imperfections que les carreaux anciens.
Au fil de 20 années d’activité, notre atelier a accumulé des milliers d’images de carreaux et de panneaux décorés de Delft. Ces images peuvent servir de source d’inspiration à de nouveaux projets.
Notre salle d’exposition est à Montparnasse, dans le centre de Paris (sur RV).

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Le carreau de Delft : une origine italienne

L’histoire du carreau de Delft remonte à l’an 1500 lorsque 3 potiers et peintres de majolique italiens viennent s’installer à Anvers, en Flandre. Leur art séduit d’emblée et de nombreux potiers hollandais vont se former à leur technique. Après une longue guerre pour gagner en 1648 leur indépendance sur l’Espagne, les Pays-Bas se reconstruisent et le marché du carrelage devient alors florissant.

Peuple marchand par excellence, les Hollandais vont obtenir entre les XVIIe et XIXe siècles des commandes prestigieuses pour décorer bon nombre de palais dans le nord et l’est de l’Europe, ce qui va contribuer à la renommée de leurs carreaux, de Munich à Saint-Pétersbourg en passant par le Trianon de Porcelaine à Versailles. De grands panneaux décorés sont également peints pour la décoration de palais et d’églises au Portugal, pays où les carreaux de faïence sont souvent utilisés en architecture (voir azulejos).

delft_tulipe delft_flower

Le carreau de Delft devenu célèbre dans le monde entier

Un tel succès sur une si longue période ne pouvait que susciter des vocations et les carreaux hollandais ont été largement imités.
L’histoire retiendra le nom de la ville de Delft, mais en réalité, sous ce vocable, on désigne toute la production de carreaux du nord de l’Europe : carreaux hollandais de Rotterdam, Amsterdam ou Utrecht, carreaux peints en Angleterre ou dans l’actuelle Belgique, faïence du Nord de la France (Lille ou Desvres). L’expression « carreau de Delft » désigne plus un style qu’une origine géographique. Ces carreaux représentent souvent un motif central sur un thème précis. Les plus fréquents sont : les jeux d’enfants, les fleurs, les animaux, les paysages, les bateaux, les scènes bibliques… Ces carrelages sont aussi caractérisés par la présence de 4 motifs d’angle, plus ou moins élaborés.

Le « bleu de Delft » apparaît au XVIIe siècle dans l’idée d’imiter les porcelaines chinoises. A l’origine, au XVIe siècle, on trouvait aussi bien des carreaux de Delft peints avec des polychromies chatoyantes, comme les carreaux italiens ou les azulejos espagnols et portugais.

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Azulejos

Fabrication d’azulejos artisanaux sur commande

GALERIE d’images : des exemples de nos azulejos

L’atelier Almaviva fabrique sur mesure des azulejos dans le plus grand respect de la tradition.
Nous employons des techniques artisanales traditionnelles de sorte que nos azulejos ont le même aspect que les azulejos portugais et espagnols anciens.
Nous travaillons parfois dans le cadre de chantier de restauration ; nous savons produire des azulejos qui ont les mêmes imperfections que les carreaux anciens.
Au fil de 20 années d’activité, notre atelier a accumulé des milliers d’images d’azulejos anciens qui peuvent servir de source d’inspiration à de nouveaux projets.
Notre salle d’exposition est dans le centre de Paris, dans le quartier de Montparnasse.

fabrication d'un azulejos peint à la main avec ange blanc et bleu

 

L’azulejo : un art décoratif maure né en Espagne

Le mot azulejos est d’origine arabe et signifie « petite pierre polie ». Les Maures ont occupé la péninsule ibérique entre le VIIIe et le XVe siècles ; ils y ont importé leurs techniques en matière de céramique recouverte d’émail opaque stannifère (« faïence »).
Les carreaux émaillés étaient à l’origine employés pour imiter les mosaïques romaines, assemblages de « petites pierres polies ». Au XIIIe siècle, les carreaux étaient découpés en petits morceaux et assemblés pour former des mosaïques : les alicatados. Puis a été mise au point la technique du cloisonné, permettant de peindre plusieurs couleurs sur un même carreau : les carreaux de arista et de cuerda seca. C’est une grande évolution, car le décor n’est plus formé par un assemblage de petits fragments de carreaux de faïence unis, mais est désormais peint sur des carreaux entiers.

L’Alhambra de Grenade et l’Alcazar de Séville contiennent toujours de merveilleux exemples de ces décors mauresques du XIIIe siècle.

fabrication d'un panneau d'azulejos du palais de la Fronteira avec des singes et des chats

La Renaissance italienne à Séville

Une double révolution se produit sous l’influence de la Renaissance italienne, et les azulejos tels qu’on les conçoit aujourd’hui apparaissent. D’une part, la maîtrise technique permet de peindre des décors sur un ou plusieurs carreaux de céramique, à la manière d’un tableau. C’est à dire avec un dégradé de couleurs. D’autre part, les décors évoluent pour passer de l’ornement géométrique à la figuration : scène religieuse, paysage maritime, scène galante ou mythologique, bouquet, ange, frise végétale, etc.

Le premier peintre de cette nouvelle génération est Francisco Niculoso. Peintre de majoliques venu de Pise, il s’installe à Séville en 1498. D’autres potiers italiens iront à cette même époque s’établir à Anvers, en Flandre, ville d’où cette technique du carreau émaillé décoré va s’épanouir également dans tout le nord de l’Europe (voir www.delft.fr pour l’histoire des carreaux hollandais).

azulejos du portugal peint en blanc et bleu avec un paysage et le cadre découpé

 

Les azulejos : un art décoratif devenu portugais

C’est aux XVIIe et XVIIIe siècles, au Portugal, que l’usage en architecture du carreau émaillé va connaître son apogée. Palais, églises, couvents, fontaines, façades entières, furent ornés de panneaux d’azulejos sur de très grandes surfaces. L’usage de cet art décoratif est même pour beaucoup de voyageurs un des principaux éléments de la culture portugaise.

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Moustiers

Moustiers est une petite ville du sud de la France (Alpes-de-Haute-Provence) devenue un grand centre de production de céramique. Les grands noms des fabriques de Moustiers sont les Clérissy (4 générations se succèdent de 1550 à 1783), les premiers à introduire la recette de la glaçure stannifère en 1668 ; Olérys et Laugier entre 1738 et 1776 ; puis Fouque et Pelloquin, et enfin Féraud et Ferrat jusqu’en 1830. Deux types de décors sont caractéristiques des faïences de Moustiers. D’abord les décors « Tempesta », en camaïeu de bleu, inspirés des gravures de l’italien Antonio Tempesta. Elles représentent, en général dans un médaillon central, une scène de chasse ou mythologique, entourée de festons très fins. Ensuite les décors dits à la Bérain, du nom d’un célèbre peintre et ornemaniste du règne de Louis XIV, mettant à l’honneur les grotesques ou arabesques. Ceux-ci sont peints soit en camaïeu de bleu soit en polychromie.

Jeau Berain faience Moustiers Marseilles ceramique
Plat avec un décor à la Bérain

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