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Catégorie : Lexique

Alicatado

Alicatado désigne une combinaison en mosaïque de fragments de céramiques vitrifiées de différentes tailles et de formes géométriques variées (les aliceres), découpés à l’aide de pinces (les alicates). Comme le mot azulejo, c’est un terme d’origine arabe probablement formé à partir d’ alcâ’ât qui signifie « relatif aux patios ».

On peut observer de beaux exemples de revêtement de murs en alicatados à l’Alhambra de Grenade, à l’Alcazar de Séville, ou encore à Tolède. C’est un art céramique typique de l’époque hispano-mauresque.

L’alicatado est en somme un art cousin du zellige que l’on peut admirer au Maroc.

alicatado, une mosaïque en céramique typique de Alhambra en Espagne. Une technique proche du zellige.
Alicatado à l’Alhambra de Grenade

 

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Carreaux de arista

Les carreaux de arista sont des carreaux de faïence hispano-mauresques avec un décor en relief. On les appelle azulejos de arista en Espagnol.

Ils sont parfois nommés carreaux de cuenca (« cuvette » en espagnol). Ce sont des carreaux avec un relief obtenu grâce à une technique d’estampage consistant à appliquer sur la terre encore humide un moule en bois. Sur ce moule sont reproduits en creux les contours du décor. Sous la pression du moule, des arêtes saillantes (arista en espagnol) se forment, arrêtes qui vont servir à isoler les différents émaux colorés dans des cuvettes (cuenca en espagnol). Ces arrêtes évitant ainsi que les pigments ne se mélangent entre eux. C’est une technique dite de cloisonné.

On peut admirer de nombreux exemples de carreaux de arista à l’Alhambra de Grenade, à l’Alcazar de Séville, ou bien au Palais de Sintra, au Portugal.

Voir aussi carreaux de cuerda seca.

carreaux de arista espagnol Alhambra Alcazar

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Alquifoux

L’alquifoux est une sulfure de plomb (ou « galène ») que l’on utilise pour vernisser les poteries, c’est à dire rendre imperméable grâce à une glaçure transparente. Par ailleurs, l’alquifoux entre, avec le noir de fumée, dans la composition du khôl dont, en Orient, les femmes se maquillent les yeux. Au reste, le mot alquifoux provient du mot arabe qui désigne le khôl.

 

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Moustiers

Moustiers est une petite ville du sud de la France (Alpes-de-Haute-Provence) devenue un grand centre de production de céramique. Les grands noms des fabriques de Moustiers sont les Clérissy (4 générations se succèdent de 1550 à 1783), les premiers à introduire la recette de la glaçure stannifère en 1668 ; Olérys et Laugier entre 1738 et 1776 ; puis Fouque et Pelloquin, et enfin Féraud et Ferrat jusqu’en 1830. Deux types de décors sont caractéristiques des faïences de Moustiers. D’abord les décors « Tempesta », en camaïeu de bleu, inspirés des gravures de l’italien Antonio Tempesta. Elles représentent, en général dans un médaillon central, une scène de chasse ou mythologique, entourée de festons très fins. Ensuite les décors dits à la Bérain, du nom d’un célèbre peintre et ornemaniste du règne de Louis XIV, mettant à l’honneur les grotesques ou arabesques. Ceux-ci sont peints soit en camaïeu de bleu soit en polychromie.

Jeau Berain faience Moustiers Marseilles ceramique
Plat avec un décor à la Bérain

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Pochoir

Un pochoir est une fine plaque de métal, ou une feuille de carton ou de plastique rigide, sur laquelle le dessin a été reproduit et évidé.

Pour les carreaux dont le dessin est simple, géométrique et répétitif, il peut être économique de se servir d’un pochoir comme support au dessin. Suivant la technique utilisée, le pochoir est posé soit sur le biscuit recouvert d’une glaçure, soit sur la terre crue recouverte d’un engobe, et la couleur est appliquée au pinceau dans les parties laissées vides. Si le dessin comporte plusieurs couleurs, il sera nécessaire de fabriquer plusieurs pochoirs, chacun ne servant que pour l’application d’une seule couleur. Le décor réalisé grâce aux pochoirs, le carreau peut alors être cuit.

Il s’agit d’un procédé efficace qui permet de ce fait une reproduction en série d’un motif. Cette technique a connu un énorme succès au XIXe s. dans le nord de la France ; les fabriques les plus réputées étaient celles du Beauvaisis (Oise), ou de Desvres (Pas-de-Calais). On retrouve ce type de carreaux dans la cuisine de Claude Monet à Giverny et dans celle d’Emile Zola à Médan.

pochoir pour carreau de céramique

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Niculoso

Francisco Niculoso (vers 1470-1529), dit Niculoso Pisano, est un peintre italien de majolique installé à Séville en Espagne vers 1498. Il est à l’origine du formidable développement de l’art des azulejos dès le XVIe siècle, en introduisant en Espagne la technique italienne permettant de peindre sur une glaçure stannifère blanche, comme sur un tableau. Il a ainsi peint des panneaux céramiques que l’on peut toujours admirer, œuvres signées de son nom, à Séville (chapelle de l’Alcazar, église Santa Ana de Triana, monastère de Santa Paula), ou au Rijksmuseum à Amsterdam.

Niculoso azulejo Alcazar Seville
Azulejos de la chapelle de l’Alcazar de Séville

Revenir au lexiqueRijksmuseum

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Grotesque

Le mot grotesque, qui signifie « fresque de grotte », désigne un style d’ornement de la Renaissance d’inspiration fantastique. Son origine vient de la redécouverte à la fin du XVe siècle, après plusieurs siècles d’ensevelissement, de la Domus Aurea de Néron à Rome, et en particulier de ses fresques murales en stuc décorées de personnages étranges. La résurrection de cet art antique inspira des peintres comme Raphaël pour la décoration du palais du Vatican. On parle alors en Italie de décor raphaélesque. Plus tard, en France, l’ornemaniste Jean Bérain réinterprétera ce thème de manière originale ; on parlera alors plutôt d’arabesque. Les manufactures de Moustiers, Marseille et Rouen ont produit de magnifiques faïences avec des décors de grotesques.

azulejo decor grotesque 

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Grès

Catégorie de céramique à pâte imperméable, dont la cuisson se fait à haute température (vers 1280° C). Le grès est résistant aux agressions chimiques et au gel. Ses qualités font qu’il sera plus adapté pour les carreaux revêtements de sols et pour les extérieurs. En anglais, il est désigné par l’expression stoneware, littéralement « objet de pierre ». Au reste, dans la nature le grès est d’abord une roche sédimentaire. On emploie le même terme pour désigner cette roche et une céramique résistante. Pour éviter cette confusion entre roche et céramique, on dit parfois « grès cérame ».

 

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Safavide ou Séfévide

L’art safavide ou séfévide désigne la production artistique qui eut cours sous la dynastie du même nom qui régna en Perse de 1501 à 1736.

La céramique est alors utilisée comme ornement architectural, à Ispahan notamment, devenue la capitale. De très beaux panneaux de revêtement muraux sont peints dans le style des peintures miniatures des manuscrits. Ils représentent, avec une grande poésie, et également une très riche polychromie où le jaune et le bleu sont souvent dominants, des personnages de la cour, des scènes galantes, des musiciens et des danseurs rassemblés dans des jardins… Les couleurs sont séparées par la technique de la cuerda seca, souvent appelée en l’espèce ligne noire.

Sefevide Safavide ceramique carreau

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