Le mot catelle est, en Suisse romande, synonyme de « carreau de faïence pour un revêtement de mur ».
Carreau de poêle
Les carreaux de poêle sont des carreaux de céramique qui s’assemblent pour constituer de poêle de faïence.
Ce sont des carreaux dont le tesson est épais et lourd afin d’accumuler la chaleur, puis de la restituer par rayonnement. Ce sont des carreaux en général émaillés avec une « cuvette » à l’arrière (voir photographie ci-dessous). Les premiers poêles de céramique sont attestés en Allemagne dès le XIIIe siècle. De nombreuses manufactures de poêles ont existé en Europe centrale (Allemagne, Italie du nord, Suisse, Alsace, Hongrie) et en Scandinavie.
Biscuit
Un biscuit céramique est une pièce en céramique qui n’a subi qu’une première cuisson, cuisson dite de dégourdi. La terre est donc cuite, mais encore nue. Elle pourra ensuite être émaillée et décorée, pour ensuite subir une deuxième cuisson, à plus haute température, pour vitrifier l‘émail.
L’image ci-dessous illustre ces 2 étapes : à gauche, le chandelier en biscuit, à droite, le chandelier émaillé en blanc.
Bérain
Jean Ier Bérain (1640-1711) est un célèbre dessinateur, peintre et ornemaniste du règne de Louis XIV.
Il est connu pour avoir réinterprété de manière originale les grotesques de la Renaissance qui prenaient alors le nom d’arabesques. Il publia de nombreuses gravures et un recueil qui permit la diffusion de ce style plein de fantaisie, style qu’on retrouve en particulier sur les décors de faïences. Son style est qualifié de « décor à la Bérain ». Artiste reconnu, il fut nommé dessinateur de la Chambre et du Cabinet du Roi. Il dessina des costumes pour des pièces de théâtre et des opéras, dont ceux de Jean-Baptiste Lully,
En France, trois centres de production de faïences ont particulièrement développé ces décors : les manufactures de Rouen (notamment les œuvres de Pierre Chapelle), de Moustiers (œuvres des Clérissy et d’Olérys), et de Marseille (faïencerie de Saint-Jean du Désert).
Barbotine
Une barbotine est une fine argile délayée dans l’eau et très fluide.
En modelage, elle peut servir de colle pour l’assemblage de pièces d’argile encore humide, mais c’est surtout la terre utilisée pour le coulage de pièces dans des moules de plâtre. Ce procédé, utilisé dès le XIXe siècle, permet de produire facilement des pièces avec des motifs en relief.
Par extension, on désigne également par ce terme la pièce coulée elle-même, après avoir été décorée. Les motifs et reliefs des ces barbotines sont souvent naturalistes, rappelant les faïences de Bernard Palissy et très colorés.
Azulejo
Un azulejo désigne un carreau de céramique émaillé en Espagne et au Portugal.
C’est un mot d’origine arabe qui ne vient pas de ‘azul’, « bleu » en espagnol, mais de l’arabe ‘al zuleja’ qui signifie « petite pierre polie ». L’idée des maures d’Espagne était à l’origine d’imiter les mosaïques romaines, assemblage de petites pierres polies, par la juxtaposition de petits tessons (ou « tesselles ») de faïence. Les premiers azulejos ressemblent à des mosaïques. On les appelle alicatados en Espagne.
A la Renaissance, des potiers italiens mettent au point la technique de la majolique et de grands panneaux de carreaux sont alors peints comme des fresques. Cet art architectural s’est particulièrement développé en Espagne au XVIe siècle, d’abord à Séville, dès 1498 grâce à Francisco Niculoso, puis au Portugal un peu plus tard. D’autres peintres italiens de majoliques se sont installés à Anvers vers 1500. Ils sont à l’origine de l’usage des carreaux émaillés dans le nord de l’Europe (voir carreaux de Delft).
C’est au Portugal que l’art de l’azulejo a été porté à son sommet. On peut en voir de très beaux exemples sur des façades de palais, des voutes d’églises, puis des gares, et au XXe siècle, jusqu’aux stations de métro de Lisbonne.
Les illustrations ci-dessous montrent des azulejos des années 1500 (à Séville ; à l’époque de Niculoso), 1700 (à Lisbonne), et 1800 (à Lisbonne).
Pour en savoir plus, voir notre Galerie Azulejos
Argile
Une argile est une roche sédimentaire meuble qui, imbibée d’eau, forme une pâte plus ou moins plastique qui peut être façonnée. Cette pâte durcit à la cuisson et devient une céramique.









